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Une femme enfermée

Pas de dimanche de festival sans vedettes américaines.  A savoir deux types sympas, Russell Crowe et Ryan Gosling. Mais l’on s’arrêtera plutôt sur le troisième film français en compétition, « Mal de pierres », starring Marion Cotillard.

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Gabrielle (Marion Cotillard), malade de passion absolue (DR)

Le programme n’offrait pas le choix, les deux films étant projetés pour la presse à la même heure. Donc « Mal de pierres » plutôt que « The Nice Guys » (hors compétition). Ce polar décalé de Shane Black (« Kiss Kiss Bang Bang »), qui met en scène deux détectives mal assortis dans les années 1970, sort en même temps en France et a plutôt fait rire ceux qui l’ont vu.

« Mal de pierres » est tiré d’un roman de Milena Agus qui se passe en Sardaigne. Nicole Garcia et son coscénariste habituel, Jacques Fieschi, ont transposé l’action dans la France des années 1950, soigneusement reconstituée. Un peu trop soigneusement d’ailleurs, et la première impression est celle d’un film empesé, démodé.

Et puis l’on se laisse prendre par ce puissant portrait de femme enfermée dans un milieu qui ne comprend pas sa conception absolue de l’amour et du désir. Elle-même ne se comprend pas et c’est son corps qui, à travers le mal de pierres, exprime sa souffrance indicible. Là encore, au début, on peine à associer Marion Cotillard à la toute jeune fille quasi folle de passion. Mais le talent de la réalisatrice et de l’actrice vont emporter l’adhésion. Avec le soutien de deux solides personnages masculins, joués par Alex Brendemühl (Espagnol de père allemand, il incarnait le Dr Mengele dans « le Médecin de famille ») et Louis Garrel.

Loin de son personnage, Marion Cotillard a déclaré lors de la conférence de presse, se sentir une femme libre.

Il faudra attendre le 19 octobre pour la sortie française.

 

 

 

 

Renée Carton

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