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Premier film, première frustration

Côté jardin, une montée des marches sous le soleil, robe courte très remarquée pour Charlotte Gainsbourg. Côté cour, un film d’ouverture, « les Fantômes d’Ismaël », d’Arnaud Desplechin, qui laisse perplexe. Chacun peut en juger puisqu’il est sorti dès mercredi en salles.

Marion Cotillard, Louis Garrel et Charlotte Gainsbourg (Photo AFP)

Marion Cotillard, Louis Garrel et Charlotte Gainsbourg (Photo AFP)

Dans le dossier de presse, le cinéaste explique qu’il a ainsi présenté son projet à un ami : « Je pense que j’ai inventé une pile d’assiettes de fiction que je vais briser contre l’écran. Quand elles seront toutes cassées, le film sera fini. » Sur le papier, l’histoire se résume facilement : un cinéaste tourmenté trouve un certain équilibre avec une astrophysicienne, jusqu’à ce que son épouse disparue depuis vingt ans et qu’on croyait morte réapparaisse. Soit un triangle amoureux, rien de plus banal. Sauf que Desplechin accumule les signes et les références (Hitchcock, Joyce, Pollock, entre bien d’autres, et ses propres films) et qu’on ne sait plus très bien à quel degré il faut interpréter la psychologie et les actes des personnages – pas le premier, bien sûr.

Il y a de beaux moments, des gros plans amoureux des acteurs (Charlotte Gainsbourg, Marion Cotillard, Mathieu Amalric), des fragments de scènes très séduisants et un film dans le film auquel Louis Garrel donne un élégant humour. Mais on reste sur sa faim. D’autant que le festival n’a pas daigné projeter la version director’s cut (vingt minutes supplémentaires) que quelques cinémas diffusent pourtant actuellement.


Les fantômes d’Ismaël – La bande annonce


Regarder des extraits du film :
Extrait #1Extrait #2


«Les Fantômes d'Ismaël» (J.-Cl. Lother/Why Not Productions)

«Les Fantômes d’Ismaël» (J.-Cl. Lother/Why Not Productions)

Renée Carton

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