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Les vedettes et les autres

À Cannes, il existe mille et une façons, bonnes ou mauvaises, de se faire remarquer, même si la principale reste les films.

L’équipe de « Sur la route » (DR)

* Gros succès, mercredi, pour la montée des marches de l’équipe de « Sur la route », de Walter Salles. Pas à cause de Kerouac et de son livre culte enfin adapté à l’écran. Mais en raison de la présence de l’une des interprètes, Kristen Stewart, et de son compagnon Robert Pattinson (ce dernier autant sifflé qu’acclamé, pour son refus de donner des autographes, contrairement à l’usage), le couple vedette des films de vampire « Twilight ».
La jeune actrice avait été choisie pour « Sur la route » dès avant la folie adolescente « Twilight », grâce à son rôle dans le film de Sean Penn « Into the Wild ». Comme la plupart des autres acteurs, elle a eu la patience d’attendre que le film, envisagé en 2004 par Zoetrope Studios (les droits du livre avaient été acquis par Francis Ford Coppola), puisse se faire – avec les producteurs français Nathanaël Karmitz et Charles Gillibert.
Les amateurs de grands espaces et de mythologie américaine apprécieront sans doute le parcours de ces jeunes gens prêts à toutes les expériences. Les admirateurs du livre de Kerouac peut-être moins.

Poelvoorde et Dupontel dans « le Grand Soir » (DR)

* Pour animer un peu le festival, on pouvait compter sur la bande du « Grand Soir », présenté dans la section Un certain regard. Aidés de leurs acteurs Benoît Poelevoorde et Albert Dupontel, les deux réalisateurs, Benoît Delépine et Gustave Kervern (« Groland » et, pour les films, « Louise-Michel » et « Mammuth », entre autres) sont même allés jusqu’à démantibuler le comptoir utilisé pour les séances photos (photo call). Ils ont présentés leurs excuses et été vite pardonnés par la direction du festival, nous dit l’AFP. Gustave Kervern s’était aussi glissé parmi les participants au photo call de « Cogan – La mort en douce », une blague qui s’est terminée par un doigt d’honneur à Brad Pitt, quand celui-ci a refusé son accolade.
Le film « le Grand Soir », qui sort le 6 juin, fait preuve du même esprit potache, sous des allures punks et anarchistes, et ne fait rire, à mon avis, que des dégaines et des efforts de ses interprètes.

Jeremy Irons dans « Trashed » (DR)

* Un acteur que l’on aime, Jeremy Irons, était à Cannes pour un film qui est aussi une cause, « Trahed », de la Britannique Candida Brady, un documentaire présenté hors compétition, sur les déchets qui défigurent la planète et la santé humaine. « J’avais envie de faire quelque chose de plus utile que simplement des films pour distraire les gens », a-t-il expliqué. Une préoccupation qui est aussi celle du germano-turc Fatih Akin : dans « Polluting Paradise », également hors compétition, il raconte le combat des habitants de Camburnu, le village de ses grands-parents en Turquie, contre une décharge installée sans concertation.

Renée Carton

Renée Carton

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