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La fin du capitalisme

Le festival touche à sa fin sans qu’il y ait eu de révélation incontestable. Dans « Cosmopolis », Cronenberg, fidèle à son style et à ses obsessions, a fait tourner l’idole des jeunes Robert Pattinson.

L’idole du jour (AFP)

Encore deux films en compétition à voir et on pourra se livrer au petit jeu des pronostics. La fatigue se fait maintenant sérieusement sentir et l’on a déjà oublié les émotions du week-end dernier. L’événement du jour – vendredi – était la projection de « Cosmopolis », de David Cronenberg, sorti en même temps sur de nombreux écrans en France – opération qui a fort bien réussi à « De rouille et d’os », de Jacques Audiard.

Un événement parce que le cinéaste canadien est – un peu – sulfureux, qu’il a adapté un roman adulé de Don DeLillo et surtout parce qu’y figure, dans tous les plans, Robert Pattinson, qui fait se pâmer les adolescentes depuis qu’il a joué les vampires dans « Twilight ».

Je ne suis pas une adolescente, je ne raffole pas des histoires de suceurs de sang, même romantiques, et je n’ai pas été conquise par le jeune Pattinson. Il est vrai que les tirades de DeLillo ne sont pas faciles à réciter et que le personnage de golden boy en crise qu’il joue est censé ne pas éprouver de sentiments visibles et être surtout préoccupé par le cours du yuan. Alors je lui laisserai le bénéfice du doute jusqu’à sa prochaine incarnation.

Quant au film, on peut lui porter un intérêt cérébral, admirer, avec une certaine distance, le travail visuel de Cronenberg, sans se sentir très concerné par cette vision de la fin du capitalisme.

Autre événement, du moins pour les médias français, la présentation en séance spéciale du documentaire de Bernard-Henry Lévy sur la Libye, « le Serment de Tobrouk ». Le philosophe-écrivain-cinéaste est venu à Cannes en compagnie de vétérans libyens et de deux Syriens opposants au régime de Damas, sortis clandestinement de leur pays et apparus masqués lors de la conférence de presse.

Renée Carton

Renée Carton

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