0

Applaudissements

Belmondo à l’honneur

Kaurismäki et Cavalier, deux cinéastes en compétition que le public gagnerait à mieux connaître, ont été très applaudis. Mel Gibson était là grâce à Jodie Foster et un castor. Et Belmondo a été honoré comme il se doit.

Le cinéaste finlandais Aki Kaurismäki est venu au Havre tourner son nouveau film, qui évoque la fraternité des pauvres, quand il s’agit de sauver un jeune Africain sans papier. « Le Havre » a été longuement applaudi, parce qu’il n’est pas seulement un plaidoyer pour la solidarité mais une fable pleine d’humour, au décor volontairement décalé pour mieux souligner l’absurdité de nos comportements contemporains.

Vincent Lindon Premier ministre

Autre défenseur des sans-papiers par film interposé (« Welcome »), Vincent Lindon donne la réplique à Alain Cavalier dans un film qui ne ressemble à nul autre, « Pater ». Lindon et Cavalier, deux amis qui décident de se filmer l’un l’autre et qui se lancent dans un étonnant jeu de rôles, aux répliques qui font mouche. Cavalier est le président de la République et Lindon son Premier ministre. Une drôle de façon de mêler cinéma et politique, sans savoir quel est le degré de conviction de Lindon dans ses grandes tirades sur l’égalité, souvent entrecoupées de fous rires. Le film a été longuement ovationné, à la grande émotion du cinéaste. Mais il n’est pas sûr qu’un jury international soit sensible à ces échanges à double ou triple sens où les mots jouent un grand rôle.
Rédemption.

Mel Gibson et son castor

Avec « le Complexe du Castor », de Jodie Foster, présenté hors compétition en guise de promotion internationale (il sort en France mercredi prochain), on revient à un cinéma très classique, avec un personnage en crise et qui, comme souvent dans le cinéma américain, mais on aime que ça finisse bien, va connaître une forme de rédemption. Avec ce qui apparaît comme une comédie, même s’il y a des moments dramatiques, Jodie Foster a aussi offert à Mel Gibson, en même temps que le premier rôle, une sorte de rédemption, après des ennuis privés en tous genres. Il fallait bien une marionnette comme le castor du film pour le remettre sur pied.
La journée de mardi s’est terminée par un hommage à Jean-Paul Belmondo auquel participait une bonne partie du cinéma français. Chaleureux mais un brin nostalgique. La nouvelle vague s’est effacée et le cinéma d’action n’est plus ce qu’il était.

Renée Carton

Renée Carton

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués par une *. Pour information, Renée Carton ne répondra pas aux commentaires anonymes.