0

Act Up, un hommage très vivant

Avec « 120 battements par minute », Robin Campillo, qui fut lui-même militant d’Act Up, au début des années 1990, rend un hommage extrêmement vivant au mouvement qui lutta – et lutte encore – pour rendre visible la maladie et les malades et contraindre les pouvoirs publics, les médecins et les laboratoires à agir. Un film choral aux acteurs particulièrement bien choisis. La sortie est programmée pour le 23 août.

Des actions par le corps (photoCéline Nieszamer)

Premier film français en compétition, « 120 battements par minute » a été très bien accueilli en projection de presse. A juste titre. Robin Campillo réussit à rendre passionnants les débats menés par les militants sur les moyens d’action. Contre les institutions sanitaires, qui refusent de faire de la prévention ciblée. Contre les laboratoires, qui retiennent les informations sur les recherches en cours, voire rationnent les médicaments eux-mêmes. Contre les éducateurs qui ne veulent pas qu’on parle des préservatifs…

Le film est très bien documenté. Robin Campillo, on l’a dit, a été membre d’Act Up, et a écrit le scénario avec le concours de Philippe Mangeot, qui a présidé l’association de 1997 à 1999. Pour autant, on est loin du documentaire. Du collectif à l’intime, il y a la fiction. Les militants ont leurs histoires, leurs amours, leurs rivalités. Entre les réunions et les actions spectaculaires, on va suivre en particulier Sean et Nathan.

Les débats animés sont filmés (par trois caméras) comme si on y était, les scènes intimes au plus près des visages et des corps. Robin Campillo orchestre avec subtilité son groupe d’acteurs. On citera, à côté d’Adèle Haenel, la plus connue, Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois et Antoine Reinartz. Pourquoi pas un prix d’interprétation collectif ?

La réunion hebdomadaire (photo Céline Nieszawer)


Regarder un extrait du film : Extrait #1


Renée Carton

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués par une *. Pour information, Renée Carton ne répondra pas aux commentaires anonymes.